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vibre de nuit comme de jour

Vie nocturne à Mannheim

À Mannheim, les plus beaux jours sont aussi les nuits. Dans les années 90, Mannheim fut le berceau de la scène drum n’ bass allemande et depuis, les clubs y sont nombreux et variés et font battre le pouls de la ville.

TOURNÉE DES BARS ET DES CLUBS DANS LE QUARTIER DU JUNGBUSCH

Le Jungbusch a beaucoup a offrir ; en effet, l'ancien quartier portuaire est passé de zone mal famée à quartier branché. C’est ici que le musicien et barman Paul Sieferle gère non pas un, mais deux bars. D’une part, le Hagestolz, situé dans la Jungbuschstraße, qui n’est autre que l’épicentre du quartier. La clientèle y est jeune, étudiante et très branchée. La bière d’après les cours y est dégustée directement à la bouteille d’un demi-litre et les cocktails y sont aussi originaux que le style salon vintage du bar. Un whisky fumé mélangé à du vermouth, de la grenade, de la menthe, du citron et de la pomme ? Et pourquoi pas ?

Le second bar de Paul Sieferle se trouve un peu en retrait, au niveau de la chocolaterie Schokinag. Sieferle & Sailer est une fusion entre boutique de barbier et bar. C’est un lieu pour les amateurs de singularité. Pour y entrer, on sonne à la porte ; reste à espérer qu’il y a de la place. Et si c’est le cas, on peut alors déguster des chefs-d’œuvre de mixologie dans le bar certes petit, mais très bien assorti ; les cocktails y sont mélangés avec les meilleurs ingrédients et aussi stylés que les coupes réalisées côté barbier.

Le Maria Bar satisfait aux mêmes exigences en matière de cocktails. Situé au coin de la Beilstraße, l’établissement où vous attend le barman Thomas Heitkamp possède plus de 100 sortes de gin et limonades à base de quinine. Une fois minuit passé, le Maria Bar se transforme en club, au rythme des sons du DJ, et bat son plein à quelques pas seulement du Onkel Otto Bar.

L'ancien club de strip-tease, fondé en 1954, a pour devise « Seuls ceux qui sont admis peuvent entrer ». Et à l’intérieur, justement, sous l'éclairage rouge feutré, le personnel transporte avec brio les plateaux chargés en hauteur de bière Astra, traversant la piste de danse bondée où l’on danse, encore et encore, au son de classiques de la pop des années 1970 à aujourd’hui.

Même chose, au style de musique près, dans deux clubs situés de l'autre côté du périphérique entourant les « Quadrate » : la discothèque-caveau Parker Lewis diffuse house underground, techno et électro minimaliste pour les connaisseurs. Et à quelques centaines de mètres de là se trouve un autre club incontournable de la nuit mannheimoise, « petit, mais Soho » : le Soho existe depuis près de deux décennies et passe du lundi au samedi un mélange coloré de styles musicaux, le tout pour une clientèle tout aussi bigarrée.

Le rythme des « Quadrate »

Les nuits mannheimoises ne ressemblent pas nécessairement à celles passées dans le quartier de Jungbusch. La ville, entre château, gare centrale et château d’eau, vibre infatigablement au son des nombreux clubs et bars. 

Ses fondateurs l’ont conçu pour qu’il soit aussi sympathique et divertissant que l'acteur ayant inspiré son nom ; et le Chaplin Club, situé en plein cœur de la ville est effectivement très apprécié. Peut-être est-ce la décoration vintage au style années 1920 et 1930, ou est-ce la programmation musicale très variée, l'absence de code vestimentaire ou encore la climatisation très performante... Dans tous les cas, à proximité du château d’eau « Wasserturm », puisque c’est là que se trouve la discothèque, une clientèle détendue et variée danse et fait la fête.

L'amour porté à la musique électronique se célèbre dans deux clubs, rien de moins, en plein cœur des « Quadrate » : le Zimmer est ouvert du jeudi au samedi et diffuse un vaste spectre musical allant du hip-hop, du R’n‘B à la techno en passant par le funk et la disco ; la Disco Zwei, située dans le « Quadrat T6 », l’un des bâtiments carrés constituant la topologie en échiquier de la ville, n’a pas changé depuis ses débuts : c’est tout simplement une discothèque de proximité sans prétention, hétéroclite, évitant ostensiblement la promotion de groupes et dotée d’une zone vip, d’un écran géant et d’éclairages aveuglants, le tout accompagné d’un son exceptionnel et d’une passion proclamée pour les vinyles.

Passons enfin au classique parmi les classiques des nuits mannheimoises : le Tiffany, également surnommé « Tiff » par les autochtones. Fondée à la fin des années 60, cette boîte n’a rien perdu de son attrait d’origine : établissement sélectionnant de manière ciblée sa clientèle, un public hétéroclite allant des âges « jeune à mûr », un son excellent, un bar de qualité et des DJ tout aussi bons. 

Citons également l'été mannheimois, où la vie nocturne bat son plein et commence en journée. Le Hafen49, situé à proximité du parc musical, voit jouer, de mai à septembre, les meilleurs DJ d’Europe : on assiste alors à une euphorie telle qu’on ne la connaît que dans les fêtes urbaines, sur fond de house, de techno, d’électronica et dans une atmosphère digne d’Ibiza... En direct du port de Mannheim.

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